Investir sur soi dans le présent

Investir sur moi dans le présent, ma nouvelle orientation.

Cela peut choquer car je ne pense à faire cela qu’à 58 ans. Tout s’est passé en effet comme si avant je me considérais comme un tocard, comme quelqu’un sur lequel on ne pouvait pas miser.

Et pourquoi donc je ne pouvais pas miser sur moi ? Tout simplement parce que je suis né dans un environnement très froid à tout point de vue et que la chaleur qui m’a touché venait de celle qui m’avait dénudé, retenu et fortement serré contre elle pour assouvir sa jouissance alors que j’étais préscolaire. Chaleur inaccessible donc.

Il a fallu que je considère qu’au coeur de la dégénérescence, son contraire ; qu’au coeur de la retenue contre mon gré, la chaleur libératrice. Il fallait que je reconnaisse que celle qui m’apparaissait comme une bien mauvaise bonne jouisseuse m’avait aussi, bien malgré elle, apporté de la chaleur bienfaisante, la chaleur libératrice.

Avoir senti le chaud corporel et se trouver ensuite être comme retenu contre son gré, c’est curieusement ce qui m’est arrivé lorsque j’ai voulu quitter les Philippines après 2 ans et demi de présence. On n’a pas pu passer la douane à Manille, ma copine, notre fille d’un an et moi-même avons été bloqué 15 jours. J’ai dû racheter un nouveau jeu de billet d’avion et ce n’est que la veille de cette seconde tentative de départ que j’ai eu le papier indispensable à notre libération. Ce fut 14 jours d’incertitude quand à notre éventuelle libération, d’avoir pris nos quartiers parmi les logements des douaniers pour éviter d’avoir à payer un hôtel à prix européen pour une durée que l’on ne connaissait pas. Ce fut donc comme un bis repetitas de la retenue contre mon gré de mon enfance pré-scolaire.

C’est chez les parents que nous sommes alors ensuite resté 2 ans et demi. J’avais du mal à imaginer avoir mon propre foyer. Ce n’est que lorsque j’ai compris qu’au coeur de la dégénérescence, son contraire ; qu’il me fallait accepter comme positive cette retenue (car m’ayant fait éprouver la chaleur) que j’ai pu à nouveau investir mon grenier d’écurie, y installant 3 poêles à bois acheté chez un faillitaire. Ainsi mon propre foyer chauffé avec du bois que je devais préparer.

L’étape suivante ne pouvait donc être qu’accepter finalement d’investir sur moi, d’accepter de ressentir la chaleur de la vie, vie qui auparavant ne m’apparaissait que comme froideur, minérale.

J’ai tout à découvrir !

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